Z3DLAB au salon VIVA TECHNOLOGY

DJEMAI

Au Salon VIVA TECHNOLOGY qui se tient depuis ce jeudi 30 juin 2016 à la Porte de Versailles, Paris, nous avons rencontré Monsieur Madjid DJEMAI, Président de la société Z3DLAB, start-up basée à Montmagny et qui porte haut les couleurs du Val d’Oise.

Nous avons posé quelques questions à son dirigeant.

 

Z3DLAB, créée en 2014, apparaît comme une entreprise particulièrement innovante. Pouvez-vous nous dire en quoi consiste votre technologie ?

Z3DLAB est un expert français de la Fabrication Additive (AM) et s’est spécialisé dans l’ingénierie de Matériaux avancés. La Fabrication Additive, c’est ce qui s’oppose à l’usinage qui est la fabrication soustractive. Avec la fabrication soustractive, on va sculpter dans une pièce et donc retirer de la matière. Avec la fabrication additive, on part d’un lit de poudre, on n’a rien, et le laser vient fusionner la poudre pour donner la pièce.

Cela fonctionne avec des matériaux qui sont sous forme de poudres prêtes pour la fusion laser.

Zti-Powder®, le produit phare de l’entreprise, composée de titane et de zircone, donne par ce traitement, le matériau le plus dur au monde. Avec la croissance du marché de l’impression 3D, cette matière unique, qui résout les problématiques liées à l’usure, à l’oxydation ou aux allergies chez les utilisateurs, a un potentiel énorme en termes d’applications dans les secteurs médical, dentaire, aéronautique, automobile, énergique et du luxe.

L’entreprise vient d’annoncer un nouveau matériau pour le médical ZTi-Med®, un matériau avancé non toxique et avec un faible module d’élasticité destiné au monde médical. Les premiers essais cliniques sont engagés. Le ZTi-Med®devrait être disponible d’ici 2020.

Quelle est votre démarche en matière de brevets ?

La protection actuelle nous paraît suffisante. Pour ce qui concerne le médical, par exemple, 4 brevets ont été déposés dont 2 à l’international. C’est un début, nous consoliderons l’IP (Intellectual Property) selon les marchés, notamment à l’international. Nous venons d’identifier un marché en Corée du Sud, donc nous allons déposer des brevets dans ce pays.

Vous êtes donc résolument tournés vers l’International ?

Oui, dès le premier exercice, 60% du Chiffre d’Affaires a été réalisé hors de France.

Installés à Montmagny, quels sont vos moyens de production et vos effectifs ?

Nous sommes équipés de solutions d’impression 3D par fusion laser directe de métal (DMLS), un investissement d’un demi-million qui a été financé en fonds propres et nous avons un partenariat privilégié avec un laboratoire du CNRS qui est installé à Villetaneuse, à 400 m de notre implantation et avec qui nous faisons beaucoup de sous-traitance.

L’effectif est de 5 personnes, les 3 associés fondateurs qui ont tous des profils d’ingénieur ou docteur, et 2 salariés;

Et vous-même ?

Je suis docteur en optique.

Vous revenez de Corée du Sud où vous venez de signer un partenariat avec Inss Tek Korea. Quel est l’objet de ce partenariat ?

Ce partenariat va nous ouvrir un marché sur une technologie qui s’appelle le « cladding ». C’est une méthode de rechargement différente de la technologie traditionnelle dite « à lit de poudre ». Dans le marché de la réparation, avec nos produits, on estime améliorer la durée de vie des pièces de 30%, ce qui, dans l’aéronautique, par exemple, est un avantage considérable.

Vous avez évoqué, il y a quelques temps, l’entrée à votre capital de fonds d’investissements. Où en êtes-vous ?

Les négociations se poursuivent. Nous discutons actuellement avec 2 fonds français et 3 fonds coréens particulièrement intéressés par notre technologie.

Entreprendre en VO, 01 juillet 2016