Les 9 réseaux thématiques de la French Tech

Alors que les 13 métropoles labellisées ont vu leur titre renouvelé en fin d’année 2015, Emmanuel Macron, ministre de l’Économie et Axelle Lemaire, la secrétaire d’État au Numérique, ont présenté le 25 juillet 2016 la seconde version de la FrenchTech.

La FrenchTech va désormais travailler en réseaux thématiques : IoT, Sport, Healthtech, Cleantech mobility, security privacy, retail, fintech et foodtech afin d’offrir aux start-ups un nouveau modèle de croissance et encore plus de visibilité.

Cette nouvelle version consiste donc à identifier, au sein des Métropoles French Tech, des ensembles de sous-réseaux pour améliorer les synergies et permettre un accompagnement plus pertinent des start-ups.

 Il ne s’agit pas de les substituer au réseau existant mais de le compléter en rassemblant des start-ups qui partagent, en raison de leur activité, des préoccupations communes. Ainsi, une start-up de n’importe quel territoire pourra utiliser les services du réseau thématique qui lui correspond si elle le souhaite. Il n’y a pas de condition de localisation, rappelle-t-on à Bercy.

Comme pour les métropoles labellisées, le but de ces rassemblements thématiques est de « promouvoir la croissance des start-ups françaises de la thématique et de faire émerger parmi elle de grands leaders internationaux, les ETI et les grands groupes de demain« , indique le dossier de presse. Du côté du ministère de l’Economie et de celui du Numérique, on insiste sur le fait que ce sont des associations de jeunes pousses avant tout. A elles de faire vivre ces réseaux ensuite. Pour cela, elles pourront utiliser les outils existants.

La liste des réseaux thématiques n’a pas été décidée par Bercy, mais est l’émanation des remontées du terrain. Autrement dit, tout le monde pouvait faire un dossier de candidature. Le choix a été fait d’un nombre restreint de réseaux pour ne pas multiplier les structures et perdre en lisibilité. Pour cela, le ministère a du procéder à des rapprochements entre des dossiers qui étaient sur des thématiques proches.

Pour arriver aux 9 réseaux finaux, 113 projets ont été déposés, représentant 37 territoires. Ces réseaux thématiques peuvent être animés par des écosystèmes de start-ups qui ne font pas partie des 13 métropoles déjà labellisées French Tech. C’était une demande venant du terrain, assure-t-on dans l’entourage du ministre. Ainsi, le maillage du territoire par la French Tech devrait-être de meilleure qualité. C’est d’autant plus important qu’on insiste au ministère sur les réussites numériques en dehors de Paris.

« Sur 58 start-ups  identifiées comme étant en hypercroissance cette année et qui ont à ce titre bénéficié du Pass French Tech, 35 se situent hors de Paris et 23 en région parisienne », a rappelé Emmanuel Macron lors de son discours à Laval. Et ce résultat en terme de croissance s’explique largement par le développement international de ces pépites nées en région, comme Sigfox à Touloue, Enyo Pharma ou EyeTech Care à Lyon, Lengow à Nantes ou encore Qwant à Nice… « Tous ces exemples rappellent la marque de la nouvelle économie : bousculer l’ordre établi ; donner tort aux fatalistes et aux déclinistes ; rebattre les cartes, y compris sur le plan territorial », résume le ministre de l’Economie.

Les 9 réseaux thématiques de la FrenchTech :

Clean Tech

Ed Tech

Fin Tech

Food Tech

HealthTech

IoT

Retail

Security

Sports

 

Métropoles French Tech : tout le monde a gagné

Elles étaient 13, elles resteront 13. Les métropoles labellisées French Tech sont restées les mêmes à l’issue de l’évaluation réalisée par Bercy. Toutes se sont mobilisés de façon plus que satisfaisante indique-t-on dans l’entourage du ministre de l’Economie, qui parle de « travail remarquable accompli par tous ».

Dans un bilan des métropoles présenté dans le dossier de presse figurent les éléments suivants :
– 48 entreprises ont bénéficié du Pass French Tech (un accompagnement premium)
– 655 bourses French Tech d’un montant compris entre 10 000 et 30 000 euros en capital d’amorçage ont été distribuées
– Le fonds French Tech accélération a investi dans 5 accélérateurs dont deux issus des métropoles French Tech pour un montant total de 30 millions d’euros.

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la FrenchTech : ici